Lundi dernier, par une journée légèrement venteuse. Je m’approche de l’aérodrome. Je suis un brin excité : c’est que je m’apprête à exécuter un saut en chute libre pour la première fois. J’ai rendez-vous avec mon instructeur, Michael. L’atmosphère est plutôt décontractée : on se tutoie immédiatement. David m’expose ce qu’il faudra faire pour échapper aux problèmes, puis c’est le moment d’enfiler mon harnais. Après ça, je découvre l’avion, un minuscule Piper qui me semble sortir d’une autre époque. J’entre tant bien que mal à bord de l’appareil. L’équipement est plus que rudimentaire : on s’installe à même le sol. L’instant d’après, nous quitte le sol. Le vol en lui-même est un moment mémorable. Je suis habitué à prendre l’avion, voler à bord d’un appareil de ce genre s’avère assez angoissant. Après une demi-heure de vol, nous arrivons enfin une altitude de 3500 mètres. Raphaël unit mon harnais au sien, puis m’affuble d’une protection par-dessus mes lunettes. Le cordon est vraiment juste, mais étant donné qu’on va tomber à plus de 200 km/h, il faut faire en sorte de ne pas les perdre. Je sens l’adrénaline couler en moi lorsque vient le moment fatidique et que je me retrouve face au vide. On se lance enfin. Après quelques secondes passées à nous stabiliser, saut en parachute je peux enfin admirer la vue : sublime. C’est parti pour quarante secondes de pur bonheur. Nous fonçons à une vitesse phénoménale. Plus rapide qu’une automobile sur voie rapide. Le vent, le froid, le vide. Ce n’est pas tous les jours qu’on vole. Soudainement, le parachute s’ouvre. C’est bien moins brutal que ce que je croyais.. Et le vol devient tout autre. cinq minutes de bonheur. La paix qui prédomine à cette altitude est impressionnante, d’autant plus impressionnante après la phase de chute. Le monde est beau à crever. Une sensation grisante. Peu de temps après, on rejoint la terre ferme, à deux mètres à peine du hangar où j’ai rencontré Chris. La classe internationale. Retrouver la terre est un moment plutôt bizarre : on a du mal à la voir comme par le passé après l’avoir observée depuis le ciel !
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