octobre 12th, 2017
Dernièrement, je me suis rendu à Toulon pour assister à un séminaire dédié à l’innovation technologique. Pour un geek comme moi, c’est une occasion en or : cela me permet de mettre la main sur les innovations qui s’apprêtent à métamorphoser notre quotidien dans les grandes largeurs. Et celle qui m’a vraiment fasciné cette fois, c’est à n’en pas douter celle des bus sans chauffeur. Les premiers transports autonomes font pour le moment une lente apparition dans le paysage urbain. Mais avec l’intérêt qu’ils représentent dans les zones fortement urbanisées, il est clair qu’ils vont se populariser à grande échelle dans un avenir proche ; le réseau routier se prépare à faire un grand pas en avant. J’admets que j’ai pensé, et ce pendant longtemps, que la voiture intelligente était un concept absurde et conduirait à une voie sans issue. Mais force m’est d’admettre que j’avais tort : c’est au contraire qune innovation majeure, nécessaire et absolument inévitable. Sur la route, le conducteur sera bientôt scotché à son smartphone, j’en suis persuadé : il pourra jouer à Pokemon Go en toute liberté pendant que sa voiture s’occupera de la conduite. Les avantages que proposent ces transports sont en effet de taille. L’avantage de la sécurité, bien sûr, est le plus évident. Une intelligence artificielle reste calme en toutes circonstances, reste focalisée quoi qu’il arrive, ne s’endort pas au volant. Tout ça fait qu’elle est bien plus fiable, et va participer à réduire de manière significative les risques sur la route. Mais d’autres avantages doivent aussi être mis dans la balance, car ce chauffeur-là va aussi déposer ses occupants puis se garer plus loin, ce qui permettrait de diminuer le nombre de parkings en ville ; faire les courses ; permettre de retirer une partie de la signalisation (ce qui ne serait pas du luxe, étant donné la pollution visuelle q’ils représentent pour le paysage). Je comprends maintenant pourquoi tous les géants de l’industrie se sont engouffrés dedans ces dernières années ! Depuis ce séminaire, j’ai clairement changé de point de vue, et attend de voir ce que cela va donner. Je vous mets en passant un lien vers l’agence qui s’est chargée de ce séminaire : j’ai trouvé l’organisation vraiment carrée. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire à Toulon Hyères en suivant le lien.
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octobre 5th, 2017
Comme pour beaucoup d’autres productions, la Chine est aujourd’hui le premier marché mondial de l’alcool. Pour 98 % de l’alcool fort, il s’agit d’alcool blanc de riz, fabriqué en Chine. Dans les 2 % qui restent, le whisky tient la place principale, devant la vodka et le cognac. Mais la consommation de whisky, récemment introduit, croît vite. Les bars à whisky se multiplient dans les grandes villes. Plus d’une centaine ont ouvert leurs portes en 2016. Et les touristes chinois sont de plus en plus nombreux à visiter les 123 distilleries écossaises ouvertes au public. En 2016, le nombre de ces touristes chinois a crû de 154 %. Pour le moment, la consommation de whisky est essentiellement le fait des “yuppies” (young urban professional). Boire du whisky, pour un Chinois, c’est afficher sa modernité et son ouverture aux pays occidentaux. Mais déjà, la sinisation du whisky est en cours, avec des cocktails mélangeant whisky et thé vert. Si l’on veut se faire une idée de l’avenir du whisky en Chine, il faut considérer ce qui s’est passé avec le vin. Le vin a été introduit en Chine au milieu du XIXe siècle, dans la suite des guerres de l’opium, par les prêtres, qui en avaient besoin pour célébrer leurs messes. Or très longtemps, cette boisson n’a pas été adoptée par les Chinois. Lesquels ont été plus rapidement séduits par la bière, introduite par les Allemands à Qingdao, dans leur concession du Shandong. Il faut attendre l’ère des réformes de Deng Xiaoping pour que les Chinois commencent à boire du vin, à partir des années 1980. Et l’on a vu alors les importations de vin croître à vive allure, puis des Chinois aller en France – mais aussi en Australie ou au Chili – pour découvrir la façon de fabriquer du bon vin, acheter des vignobles réputés et peu à peu développer en Chine même la culture de la vigne et la fabrication du vin. “Si l’on veut se faire une idée de l’avenir du whisky en Chine, il faut considérer ce qui s’est passé avec le vin” Ce qui s’est passé pour le vin, et qui n’est que le début d’un processus, se passera pour le whisky. Dans un premier temps, la consommation se porte sur des marques étrangères bien connues dans le monde. Les fabricants écossais ne l’ignorent pas, qui lancent des opérations de promotion, comme William Grant & Sons qui, il y a peu, a présenté à Pékin l’histoire et le processus de fabrication de la distillerie Glenfiddich. Les Chinois ont déjà commencé à fabriquer leur propre whisky, bien que pour le moment, ce n’est pas ce whisky-là qui séduit les consommateurs. Mais avant longtemps, des fabricants écossais seront invités à implanter leur activité en Chine et des Chinois apprendront les bonnes méthodes pour fabriquer du bon whisky. Au reste, les perspectives de la fabrication et de la consommation de whisky illustrent bien la manière de faire des Chinois : on s’ouvre à l’étranger, mais l’on sinise les produits importés, tout comme ont été sinisés le bouddhisme ou le marxisme !
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